Enjeux et discussions | Les tueries, l'amour, l'amitié, le système

La semaine dernière, deux artistes professionnels, engagés par l’Agora des Arts, visitaient les élèves de l’école secondaire La Source afin de parler des enjeux de la pièce de théâtre Ik Onkar. Sortie scolaire prévue afin de leur présenter une pièce de théâtre écrite et créée par le Théâtre de la Catapulte et notamment destinée à ce groupe d’âge (12-14 ans).

Un travail de maître
Créer un horaire avec 772 élèves du secondaire I et II afin qu’ils participent à un échange et à une sortie pendant leurs classes de français. Un effort colossal auquel les équipes de l’école La Source et de l’Agora des Arts tiennent. Les élèves assistaient donc à un échange avec les professionnels de la scène. Au final, des rencontres entre 3-4 classes, un professionnel des arts de la scène et des partages dans ce lieu portant une mémoire : la cafétéria.

Échanges
C’est dans cet endroit aux murs colorés que les rencontres avaient lieu, dans le carrefour giratoire de l’école secondaire, où l’histoire a laissé sa trace, où le mouvement est présent chaque minute de la journée. Le secondaire, rappelons-nous, c’est les émotions, les hormones, la jungle. C’est dans ce lieu de fous rires, de rencontres avec de nouvelles amitiés, de chicanes d’amis,  de souvenirs, de déchirures avec son premier amour, de sentiments d’angoisse et de peur lors de l’événement du tireur fou, de remises en question quant au fonctionnement d’une situation (tâches à la maison, règles, autres), de confidences, de premiers élans de liberté. Et, l’équipe rencontrait ces 772 élèves.

La rencontre
Les discussions se transformaient parfois en élans créateurs lorsqu’en présence de leaders positifs. D’autres fois, elles faisaient réfléchir intérieurement en présence de leaders négatifs. Peu importe, car l’idée de départ qui habitait Jean-Guy Côté, ancien directeur artistique et cofondateur de l’Agora des Arts, était : en parler. Si on réussit à dialoguer et échanger avec les jeunes, merveilleux. Sinon, continuons d’évoquer, de mettre des mots sur ce que ces adolescents vivent en silence, ressentent, et continuons de semer ces mots et ces idées, ces réflexions  et ces images qui pousseront, peut-être, dans la conscience de l’adolescent qui s’éveille.

La question fondamentale de ces échanges était : est-ce possible de garder espoir pour un jeune aujourd’hui ? Les réponses et les silences étonnent toujours. Mais, est-ce à l’adulte qui évoque de juger ce qui naît de ces rencontres ? 

La mission est-elle réussie ? La communication est établie, la table est mise. Le spectacle complétera cette amorce les 7 et 8 février prochains avec la pièce de théâtre Ik Onkar.

/sl

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